The Portland Press Herald et le Maine SUnday Telegram éliminent aussi aujourd’hui 36 postes et ferment leurs bureaux en dehors de leurs localités respectives en raison de la chute de la pub.

Hier, Journal Communications (dont le Journal Sentinel) a annoncé une réduction de 10% de son staff.  La semaine dernière c’était le Hartford Courant (-58 jobs soit 25% de la rédaction) et le Baltimore Sun (55-60 jobs soit 20%). Le Tampa Tribune (Floride) a annoncé au début du mois une réduction de 50 postes dans sa rédaction.

Le blog qui en tient le sinistre décompte, sur une carte, chiffre à près de 6.000 les suppressions d’emplois dans les journaux américains depuis janvier…. Lors de notre dernier décompte (le 26 mai), nous en étions à 3.000 !

Pour les journaux US, les nouvelles vont de mal en pis : 2008 devrait être la pire année en matière de revenus publicitaires avec une baisse probable à deux chiffres, après -8% en 2007. Des titres sont clairement en danger.  La croissance de la pub en ligne, certes forte, ralentit (+18,2% au 1er trimestre vs. +27% un an plus tôt). En cerise sur le gâteau, les prix du papier d’imprimerie vont augmenter au second semestre de 30%, prédit Goldman Sachs.  

Les journaux multiplient les initiatives pour créer des applications sociales, (le NYT propose une mini-appli dans Firefox pour partager des recommandations, Ganett prend une participation dansle site social Cozi, …), ou pour modifier leur présentation (l’Orlando Sentinel lance une nouvelle maquette avec plus de graphiques, des résumés des grandes infos et des blogs afin d’attirer les lecteurs pressés).  

 Dans ce climat, il n’est pas étonnant de voir de plus en plus de journalistes se ruer vers des postes de communication et de relations publiques.