“People need to stop looking at TBO.com as an add on to The Tampa Tribune”. “The truth is that The Tampa Tribune is an add on to TBO.”,

a lâché la patronne du Tampa Tribune après avoir comparé la situation de la presse à la situation de l’industrie de la musique, qui a mal négocié le tournant numérique.

Le billet de la stagiaire, qui tourne autour de la mort des journaux, a engendré plus de 135 commentaires, parfois très vifs, et de nombreuses autres réactions.

J’en retiens deux :

- Celle très noire de Stowe Boyd, analyste respecté de la culture web dans la Silicon Valley : 

«Je ne crois pas que cela vaille le coup de se battre pour cela ». « C’est comme d’entendre les pêcheurs parler de leurs droits à continuer à écumer sans retenue les océans et se plaindre du danger que fait porter à leur style de vie notre prise de conscience du caractère intenable de leur activité professionnelle ».

Croyant beaucoup dans le renouveau des communautés locales, il prédit l’essor d’une écriture locale et de réseaux hyper locaux, mais se garde d’appeler cela des informations ou du journalisme.

“Most will not transition to that, most will move into other lines of work, and look back to the time they were journalists, before they moved into other lines of work, perhaps sadly, perhaps wistfully, but looking back; not into the future.”

- Celle très pesée d’un journaliste, lauréat du Pulitzer, John McQuaid, qui voit dans le cri de la stagiaire un signal d’alarme pour forcer l’innovation face aux forces du statu quo.  

Statu quo surtout du management : ce sont les mêmes, qui nous ont mis dans cette situation, qui sont aux manettes ! Dans ces conditions, ajoute-t-il, il y a peu de chance que les plans de réorganisation des rédactions fonctionnent.        

“Un astéroïde géant a frappé, envoyant des ondes de choc dans tout l’écosystème des médias. Des espèces anciennes vont disparaître très vite. Des mutations vont apparaître mais la plupart vont mourir aussi. Seules quelques espèces vont prospérer, se diversifier et prendre le dessus. Nous ne savons pas à quoi elles vont ressembler ».