C’est vrai, il part d’une réduction de 30% du staff (on peut bien sûr objecter, mais c’est une tendance lourde aujourd’hui). Et puis ce n’est qu’une hypothèse pour lancer le débat.

Il supprime :

  • La couverture nationale et internationale : il assure que des liens feront l’affaire, mais je suis convaincu que les agences de presse en resteront les fournisseurs essentiels.
  • Les éditorialistes : le web ne manque pas d’opinions !
  • Les ressources liées à la production des pages papier puisqu’il n’y aura plus de version imprimée

Il allège :

  • Les ressources dédiées aux « breaking news » : demandez l’aide du public ! Et j’ajoute : des agences de presse, dont c’est le métier!
  • L’éditing : les reporters doivent  savoir écrire, relire et éditer. C’est aussi une tendance qu’on voit aujourd’hui au Washington Post et au Wall Street Journal qui suppriment des couches d’édition, pour donner la priorité aux reportage et au terrain.
  • La couverture loisirs, lifestyle et les critiques, qui peut être assurée par l’audience, les communautés et les liens.
  • L’armée mexicaine des rédacteurs-en-chef, chefs et sous-chefs de service.
  • Les rangs des photographes : ce sera aussi le travail de tous les journalistes.  
  • Les maquettistes : utilisez des formats standards disponibles en ligne.

 Il renforce :

  • Surtout les ressources dédiées aux rubriques.
  • Le journalisme sportif local.
  • Un peu le journalisme d’enquête. Jarvis pense que ce type de journalisme, coûteux en ressources sera financé à l’avenir par des fondations et du non profit, comme le site ProPublica, dont les ressources sont assurées par des mécènes californiens.  

Il crée et finance :

Un réseau de blogueurs amateurs mais aussi d’anciens journalistes pros (ceux qui ont été licenciés) pour alimenter le média et ajoute des organisateurs de communautés.

Il encourage :

Les éditeurs à former le public et le reste du staff aux bases du journalisme.

Un début intéressant qui suscite pas mal de réactions depuis hier aux Etats-Unis, notamment sur le rôle que pourrait jouer Google ou d’autres dans le « hosting » des sites de journaux. Est-ce transposable en France ou ailleurs?