Message :

  • La pertinence globale de la presse diminue, et sur Internet, les marques sont beaucoup moins importantes, pour les jeunes. Même pour les breaking news.   
  • L’internet est bien plus qu’un simple canal de distribution de plus.
  • Les nouvelles sources de revenus (services et produits) l’emporteront à terme sur les traditionnelles.

 « D’où la nécessité de changer et de croître, sinon c’est la disparition » à court ou moyen terme.  « En gros, il faut réinventer le modèle ».

En détails :

  • La concurrence est claire avec le web, où la presse n’est pas une destination préférée.
  • La fragmentation des usages dans la manière de s’informer frappe les marques de presse.
  • Migration de la pub : la presse est la plus touchée. Et parmi elle, la PQR est la plus affectée. La perte des liens avec les titres de presse ne va pas faciliter la transition vers le web.
  • Réallocation de la pub : l’essentiel se fait aux dépens de la presse quotidienne et des magazines.
  • Les structures de prix sont défavorables à la presse.

Impact prévisible de la crise financière actuelle ?

« L’accélération et le renforcement des tendances actuelles », prévient McKinsey. Avec à la clé, un impact structurel sur les revenus pub de la presse, et le renforcement des leaders. « Winners take all ».

Confirmations des représentants de Lagardère : « L’enveloppe pub ne croît pas et nous assistons à une réallocation  massive des budgets », ou du Figaro : « on ne sait toujours pas valoriser nos contacts qualifiés ».

McKinsey propose deux pistes :

  • L’extension de la marque de presse, déclinée pour des produits et des services différents ou connexes aux produits news.
  • L’extension des contenus presse, disséminés sur de nombreuses plateformes avec la participation des lecteurs.