Le concept n'est pas certes pas récent. Il a même fait l'objet d'une étude passionnante (en français!) de l'économiste Olivier Bomsel dans son livre Gratuit! Du déploiement de l'économie numérique, paru en 2007. C'est notamment le modèle économique du logiciel de téléphonie Skype qui permet de téléphoner gratuitement sur le web et profite des effets de réseau pour proposer des services payants pour les appels vers les téléphones fixe ou les mobiles. C'est aussi l'un des modèles du logiciel libre (dont le code source est accessible et modifiable par l'utilisateur s'il en a la compétence). Absent des principaux dictionnaires en ligne (Merriam Webster, Oxford, Chambers, Cambridge) accessibles sur Lexilogos, ce néologisme de Freemium que, pour ma part, j'ai entendu pour la première fois à cette compétition de startups, a toutefois sa page sur l'édition anglo-américaine de Wikipedia et un célèbre moteur de recherche américain renvoie à cette requête plusieurs milliers de réponses. En période de crise financière et économique internationale, le modèle Freemium a vraisemblablement de beaux jours devant lui, comme le modèle low cost dans les transports et la grande distribution. En tout cas, le romancier brésilien Paulo Coelho, qui n'hésite pas à publier des livres en téléchargement gratuit sur internet, en a fait en quelque sorte l'éloge lors de sa conférence, mardi, en "guest star". "The goal of every artist is to share his work (...) Free will become profitable", a décoché ce passionné de tir à l'arc. Dans les médias, le modèle Freemium a été utilisé par les sites web des journaux qui proposent de l'information "premium" ou des archives contre paiement d'un abonnement. Mais pas forcément avec le même succès que certains logiciels... Cependant, en cherchant des liens pour ce billet, je suis tombé sur l'annonce de la création début 2009 d'une chaire ParisTech d'Economie Industrielle des Médias, dirigée par Olivier Bomsel. Une affaire à suivre, donc...