Responsable PQR :

   « Dans la PQR (Presse Quotidienne Régionale), ce n’est pas dans l’information qu’on gagne de l’argent, mais dans les publications gratuites »

   « En janvier, nous avons perdu 70% de budget pub dans nos journaux payants sur le mois de janvier 2008 ». Essentiellement du à l’effondrement des petites annonces immobilières. Les recettes de pub sur Internet ont décuplé en un an, mais pour atteindre des montants dérisoires. « On n’a pas trouvé le modèle sur Internet. Nos sites sont déficitaires ».  

   « Tout journaliste devrait se demander : le papier que je fais mérite-t-il que le lecteur paie autour d’un euro pour le journal? ». Mais « la chaleur que doit donner le journaliste à l’information est primordiale ».  


Robert Thomson (patron du Wall Street Journal) : (via Charlie Rose sur PBS)

Qualité :    

« La qualité des quotidiens des grandes villes américaines, est en train de baisser. Ils ont ainsi nettement moins de correspondants à l’étranger ».   

   « Nous sommes confrontés à une situation de destruction créatrice, sous pression numérique, et à une banalisation de la valeur de l’information »

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Google :

 

« Google dévalue tout ce qu’il touche ». « Google est bien pour Google, mais est terrible pour les fournisseurs de contenus. Il segmente les contenus de manière quantitative, et non de manière qualitative. Or si vous voulez que les gens paient pour votre contenu, vous voulez que ce soit sur une base qualitative ».

Journalisme :     

« Il subsiste aujourd’hui clairement un rôle social pour le journalisme de qualité ».

    Mais, « historiquement, les journalistes n’ont pas été très brillants pour anticiper les changements dans la société. Ils ont vécu dans une sorte de splendide isolement, en se référençant eux-mêmes et en s’admirant eux-mêmes ».

   « Il faut comprendre qu’aujourd’hui les jeunes socialisent de manière visuelle par le web et de manière totalement différente de la manière dont nous avons socialisé (...) Leur niveau d’acuité visuelle est beaucoup plus sophistiqué ».

 

Responsable d’un site américain de contenus éditoriaux:

    

 Ce qui se passe pour les journaux américains est simple et terrible à la fois :

  « Jusqu’ici, ils avaient une rente artificielle et une situation de monopole sur les petites annonces qui représentaient 50% de leurs revenus ». Celles-ci ont disparu en migrant massivement sur Internet. Les journaux ont donc du couper à même hauteur dans les coûts et donc dans la production de leurs contenus. Se sont  ajoutés la gratuité de l’Internet, et maintenant, la crise, qui avec le retrait massif de la pub automobile et financière, ont fini de dégrader la qualité ». C’est un krach !

    « En ligne, la situation n’est pas meilleure : deux tiers des inventaires sont disponibles. Le tiers restant se vend 50% moins cher que l’an dernier ! ».