Google est souvent mis en cause par les médias traditionnels comme un des responsables de l’effondrement de leur modèle économique, mais Eric Schmidt a éludé toute polémique pour réaffirmer sa confiance dans une plateforme combinant les « contenus professionnels dont la crédibilité est reconnue » avec les contenus générés par les utilisateurs, comme sur Wikipedia,utilisables sur divers supports comme le téléphone mobile ou les lecteurs ebook comme le Kindle d'Amazon.  

« Il faut retrouver en ligne le même plaisir que l’on a à feuilleter un journal » et pour cela il faut « repenser le concept d’une histoire, avec son début, son milieu et sa fin » et « réinventer la façon dont Internet livre les contenus » en tenant également compte du « temps réel qui s’ajoute à l’équation ».

   Eric Schmidt croit en une combinaison de l’accès gratuit, « modèle adopté par une vaste majorité », avec des abonnements et des micro paiements , même si ces pour ces derniers on n’a pas encore trouvé de modèle rentable. Pour que la publicitéfinance davantage l’accès gratuit, il faudra qu’elle connaisse les habitudes et les préférences du consommateur. Il croit aussi que les téléphones mobiles pourront bientôt proposer des publicités ciblées et localisées selon l’endroit où vous trouvez.  

   Il a indiqué pour la première fois que Google a « un accord de plusieurs millions de dollars pour distribuer le contenu d’AP. C’est un accord qui a beaucoup de réussite et nous espérons qu’il va se poursuivre ».  Interpellé sur le fait que Google News contribue à ce que les lecteurs se contentent des titres en matière d’information, il a comparé Google News aux informations à la radio : « Je ne critiquerais pas les consommateurs parce qu’ils font des choses idiotes ». « Il faut les amener à l’étape suivante », a-t-il dit, notamment par « la personnalisation » de l’information qu’ils reçoivent.

 Pierre Taillefer.