L’avenir, c’est le papier !
Electronique, bien sûr ! En couleur et bientôt flexible !
J’ai vu ce matin, présentées pour la première fois en France, des feuilles de papier électronique en couleur, et des feuilles en noir et blanc quasi flexibles.
Spectaculaire ! Impressionnant !
Rappel technique : l’encre électronique est composée de pigments d’encre ou particules prisonnières de micro capsules, traversées par un faible courant électrique. L’affichage reste stable, même sans consommation électrique.
Nous l’avons dit ici, plusieurs fois, c’est d’Asie que vient cette nouvelle vague : la Corée du Sud, qui a fait de l’écologie une priorité nationale, et la Chine en sont les deux grands moteurs. Le Japon et Taïwan suivent de près.
Tournant dans les usages : les fabricants commencent à faire des choses attractives ! Les lecteurs sont désormais communicants (Kindle et Barnes and Nobles).
Le secteur scolaire (manuels interactifs) devrait être un des premiers utilisateurs. Puis, les hôpitaux, les parkings, les aéroports, les documents techniques. Bridgestone propose un pré-prototype pour classe de 5ème/6ème, couleur, où on peut écrire, interactif, avec surlignage.
Dernières évolutions :
- La couleur arrive en grand format A3 et A4 (2 à 3.000 couleurs). Reste à améliorer le contraste et le temps de rafraichissement. La couleur va être installée en pré production dès 2010 dans des projets scolaires en Asie.
- La feuille de papier devient flexible en format A5 et A7, en noir et blanc pour l’instant, et enroulable. Pas encore pliable.
- On y écrit de plus en plus précisément (mieux que sur tablette PC). Bridgestone, Fujitsu (Flépia), Mirasol notamment y travaillent activement.
- La résolution augmente (vers 385 points par pouce)
- L’audio et des applis tactiles sont possibles. L’animation et la vidéo arrivent sur de petites parties de l’écran.
- Le prix va baisser lorsque la production de papier se fera en rouleaux et non plus via des systèmes rigides protégés par écran LCD. D’ici deux ans, estime Tebaldo. La feuille A5, qui pet contenir une encyclopédie, coûtera 80 $ en 2010 et 20 $ en 2011.
- Mieux : demain la feuille sera vierge et se nourrira de l’environnement immédiat. Dans un musée par exemple. Epson y travaille.
Ces appareils resteront-ils longtemps des liseuses ? Ne seront-ils pas balayés rapidement par des tablettes médias ?




Comments
Moins polluant ! Je n'y crois pas pour deux sous, le papier se recycle, on a toujours pas résolu la question du recyclage de l'électronique, des métaux hautement polluants...
Une fois de plus, la question de la pollution est mal posée...
Hervé Bernard
oui enfin si une feuille électronique remplace 10000 feuilles papier qu'il faut produire, stocker, acheminer (poste de pollution le plus important), distribuer, récupérer, réacheminer et recycler, c'est écologiquement probablement rapidement rentable de passer à l'électronique.
Ce n'est pas le papier lui même qui pollue mais toutes les opérations nécessaires à son cycle de vie
"La révolution viendra des papetiers et des imprimeurs" ... si ils ne sont pas aveugles et entêtés !
Petite anecdote vécue : nous sommes en Novembre 2006 au 15ème congrès de la Fédération Nationale de la Presse Française, Nicolas BOUTET, PDG de la société WEDIA, présente un prototype asiatique de e-paper.
Pendant qu'il présente sur scène, un collaborateur de Wedia passe dans l'assistance pour que le public puisse découvrir le terminal en question.
Alors qu'il arrive dans une rangée, il se fait copieusement insulté et renvoyé dans ses 22 : "ça ne marchera jamais !", "ne vous approchez pas avec ce truc débile", et j'en passe ...
Renseignements pris, c'était la rangée des papetiers !... :o)
fascinant!